Vendredi 22 mai : quand le sacré célèbre le patrimoine roman
vu dans la Presse
Un article d’Hélène Maurel publié dans la Dépêche du Midi le 30/05/2026

Vendredi 22 mai, Monseigneur de Bucy accueillait les fidèles en l’église Sainte-Quitterie de Massels pour célébrer la messe et fêter sainte Quitterie.
L’église en grande partie romane, construite au bord d’un plateau calcaire du Pays de Serres, entourée de prairies, de bois et de champs cultivés, faisait partie d’une commanderie de l’ordre de Malte.
Des travaux de décapage des crépis couvrant les murs ont fait apparaître des peintures murales qui couvrent les murs de la chapelle gothique. La partie iconographique de ces peintures sont sur le thème de la Passion du Christ.
Avant l’office, Maria Garrouste, raconteuse de pays - qui avec le maire de Massels Jacques Piccoli avait déjà rencontré Monseigneur de Bucy en ce lieu – a pris la parole : "Cette célébration est un moment important car elle allie à la fois la vie du patrimoine religieux, témoin de la foi des paroissiens à travers les siècles et celle des traditions locales avec la fête d’une sainte de la région."
Après avoir rappelé que la paroisse Saint-Jacques en Vallée du Lot comptait plus de 30 églises, avant tout des lieux cultuels, elle a remercié Monseigneur de Bucy de donner à des associations l’autorisation d’y organiser des évènements culturels. Puis elle a cité un extrait de "Quitterie, sainte et gothe" de Renée Mussot-Goulard.
2026 : une première sortie hors les murs à l'initiative du groupe patrimoine industriel :
LES PHOSPHATIERES DU LOT
Mardi 14 avril 2026, un petit groupe de 8 adhérents et amis de PHP s’est rendu à Bach dans le Lot pour visiter les phosphatières du Cloup d’Aural, accompagné par Sophie qui fut une guide passionnante pour nous faire découvrir les richesses de ce patrimoine naturel aujourd’hui préservé dans la Réserve naturelle nationale du Lot. Ce patrimoine exceptionnel a valu au Parc naturel régional des Causses du Quercy d’être labellisé Géoparc mondial de l’Unesco en 2017.
Le mot « cloup » est un terme occitan utilisé dans le Quercy pour désigner une dépression fermée, généralement formée par l’érosion des strates calcaires et remplie par l’accumulation pendant des millions d’années (entre −50 et −25 Ma) d’argiles contenant des nodules de phosphate et des fossiles eux-mêmes riches en phosphates.
L'activité minière
La découverte des phosphatières du Quercy est attribuée en 1865 à Jean-André Poumarède, un pharmacien-chimiste qui s'adonnait à l'étude géologiqe des sols. Grâce à ses observations, il identifie des gisements riches en phosphate.
Les phosphatières utilisées entre 1870 et 1920, avec une apogée en 1889, sont exploitées de manière industrielle mais entièrement manuelle en mobilisant une main-d’œuvre abondante.
Dans les carrières, les hommes extraient les argiles et le minerai de phosphate jusqu'à la paroi de calcaire. En surface, le phosphate est trié par les femmes et les enfants et les déblais sont accumulés à proximité.
La production, ensuite broyée dans les moulins à eau de la vallée du Lot, est exportée par gabare vers Bordeaux, puis acheminée en Angleterre (les compagnies d’exploitation étant majoritairement britanniques).
À son apogée en 1889, l’extraction du phosphate (30 000 tonnes par an dans près de 300 gisements) a fait vivre des centaines de familles dans les causses du Quercy.
La paléontologie
L’exploitation a permis la découverte de fossiles d’animaux préhistoriques.
En effet il a été très vite constaté que ,le remplissage argilo-phosphaté de la majorité de ces phosphatières était extraordinairement riche en fossiles de vertébrés.
Toutefois les fouilles paléontologiques menées scientifiquement n’ont pu être entreprises dans les rares parties non évidées des phosphatières et dans leurs déblais qu’à partir de 1960. Plus de 600 espèces de vertébrés éocènes et oligocènes (dont 420 mammifères), des insectes, des végétaux… ont été trouvés.
Grâce aux phosphatières du Cloup d'Aural nous avons une idée des animaux et plantes présents dans la région avant le temps des dinosaures. Le Quercy est ainsi la seule région au monde où l’on connaît l’évolution de la faune et des climats sur plus de 30 millions d’années.
Un musée interactif particulièrement bien agencé complète utilement la visite
Légendes des photos ci-dessous (de gauche à droite)
- 1865, découverte par Poumarède
- les strates calcaires vues de l'intérieur du gouffre
- aperçu sur la végétation intérieure
- une salle du musée
(photos du site Nathalie Brasilier)
Le plus bel exemple et point d’orgue de la visite est la présentation du squelette de « la bête sauvage de Cahors », une sorte de rhinocéros sans cornes, exposée au fond d’un gouffre, à plus de 20 m sous terre, où l’on accède par un escalier aménagé pour les visiteurs. Impression surprenante à mesure que l’on passe des chênes pubescents à la surface du causse, à une végétation luxuriante, presque tropicale, riche en fougères, orchidées et mousses alors que l’humidité augmente.
Le Cadurcotherium cayluxi (= le cadurcothère de Cahors, Oligocène -28Ma) est de la famille des Amynodontidae, famille éteinte de mammifères ongulés.
Le fossile est dans la position dans laquelle auraient pu le trouver les mineurs du XIXe siècle.
Le programme prévisionnel 2026
Le programme 2025
Les événements de 2025
Le premier événement de l'année : les 10 ans de PHP
PHP a célébré avec brio son 10è anniversaire en réunissant plus d’une centaine de personnes au château Sainte Foy à Anthé le samedi 1er février
Cette manifestation, vivante et dynamique, a été l'occasion de très nombreuses rencontres et d'échanges fructueux autour des livres et du buffet. Son succès fut assuré grâce à la bienveillance complice des propriétaires du château et à la remarquable implication des bénévoles qui ont concocté une animation rythmée, diverse, allant du chant de Maria Garrouste à l'intervention de Guy Gérard en passant par la vente des livres d'occasion et le concert du groupe Milla's band, le tout entre 16 h et 21 h.
Une journée mémorable qui marquera l’histoire de PHP. Comme le souligne fort justement Mesmin Beragnes, vice-président de PHP, l’égrégore de PHP s’est manifesté au grand jour et demande à être cultivé.
Quelques photos d’ambiance vous sont proposées ci-après
Pour voir davantage de photos visitez notre page facebook : https://www.facebook.com/espacephp.penne/
Vu dans la presse
Anthé. Dix ans au chevet du patrimoine.
Un article de Claudine Vayrac publié dans la Dépêche du Midi le 9 février 2025
L’association Pays Histoire et Patrimoines (PHP) avait choisi le site de Sainte-Foy, à Anthé, pour fêter ses dix ans d’existence. Accueillis sur place par Philippe et Gabrielle Castaing, les propriétaires de ce château gascon, les invités ont pu visiter la demeure avant de s’avancer jusqu’à l’intérieur pour découvrir tout un panel d’ouvrages littéraires relatifs au territoire et, notamment, celui de Guy Gérard, intitulé "L’école et la République", qu’il se plaisait à dédicacer. Les membres fondateurs de PHP, dont le président Pierre Simon, Maria Garrouste et Mesmin Béragnes, ont reçu les participants qui ont suivi, ensuite, une rétrospective depuis la création de cette structure associative basée sur la valorisation des différents patrimoines, le conseil, l’édition et la vente d’ouvrages, auxquels s’ajoute l’organisation de manifestations.
Au chevet du patrimoine
Une centaine de personnes, adhérents et sympathisants de PHP, se sont donc retrouvées dans une salle du château où un diaporama a mis en avant les différentes étapes, notamment l’ouverture d’un local, à la briqueterie, à Monsempron-Libos en 2017, puis une implication à Penne l’année suivante. La partie livres fait une large place aux écrivains du territoire, tels Marcel Garrouste et Guy Gérard, mais aussi à des œuvres coup de cœur comme celle du peintre André Dauchez. Côté animations, avec le soutien du conseil départemental, concerts et conférences sont proposés, tout comme des balades nature et patrimoine. "Cette année, a précisé Pierre Simon, on va centrer nos animations sur le Boudouyssou, ce petit cours d’eau qui passe au pied de la bastide tournonnaise. Nous allons reconduire les journées du patrimoine industriel sur le Fumélois, le premier week-end d’octobre, sur 25 sites, principalement des entreprises liées à ce patrimoine industriel. Des forges de Blanquefort aux structures d’aujourd’hui comme Tellus Ceram, à Monsempron-Libos, qui fabrique des revêtements réfractaires. D’une manière générale, nos activités vont du patrimoine roman jusqu’aux industries en passant par le patrimoine naturel avec le recensement et la préservation des espèces de fleurs et plantes". Un large panel de travail, mais surtout une passion que PHP tient à faire perdurer et à transmettre. Un bel après-midi à Sainte-Foy dans une ambiance d’échanges et de rencontres entrecoupé par la prestation du Millas’s Band.
Le programme proposé
on en parle dans la presse
vu dans Sud-Ouest du lundi 20 janvier (cliquer sur l'image pou zoomer)
Le programme 2024
Les événements musicaux de l'été 2024
Vu dans la presse récemment
La Dépêche du Midi du mercredi 4 septembre, un article avec photo d'Hélène Maurel, correspondante de presse
Visite, peinture et musique en l’église Sainte-Quitterie
et précédemment La Dépêche du Midi du mardi 14 août , toujours sous la plume d'Hélène Maurel,
Penne-d'Agenais. Une belle échappée au fil du Boudouyssou
Une visite organisée en l’église Sainte-Quitterie par Maria Garrouste, raconteuse de pays, pour la présentation d’une œuvre du peintre Lot-et-garonnais François Peltier : "Les Noces de Cana". Construite au XIIe siècle, elle faisait partie d’une commanderie de l’ordre de Malte. Des travaux de décapage des crépis qui couvraient les murs de la nef romane et de la chapelle ont fait apparaître des peintures murales qui couvrent les murs de la chapelle gothique. La partie iconographique de ces peintures sont sur le thème de la Passion du Christ. Puis Maria a présenté l’œuvre de François Peltier, peintre travaillant dans l’art sacré pour l’église de France : "Les Noces de Cana", tableau installé temporairement dans la nef du XIIe siècle. Les motifs de la présentation de cette œuvre magnifiquement colorée : le souhait qu’elle puisse être fixée de façon permanente dans la nef de l’église mais également afin de sensibiliser le public à l’aspect couleur des édifices au Moyen Âge où les murs étaient souvent peints et colorés ; la pierre n’était pas nue. "Pour donner de la couleur à cette nef, amener et remettre de la chaleur, nous sommes nombreux à espérer que ce tableau reste dans cette nef." Un très beau moment, riche en découvertes architecturales, culturelles et artistiques qui s’est terminé par un concert avec le trio formé par Emmanuel Ferran, clarinette basse, Aurélie Ferran et Camille Humeau, clarinettes. Ils ont interprété des œuvres de Mozart, Haydn, Prokofiev et Schubert.
Une "Echappée au fil du Boudouyssou" qui a amené les participants à cette balade musicale proposée par l’association Pays, Histoire et Patrimoines (PHP) à la découverte de trois églises construites près de ce ruisseau qui prend sa source à Belmontet (Lot) avant de se jeter dans la rivière Lot à Penne d’Agenais. Après l’église Saint-André de Carabaisse (Tournon d’Agenais) et celle de Saint-Léger, cette échappée s’est terminée en l’église Saint-Sernin de Magnac, l’une des huit églises paroissiales de Penne d’Agenais. Maria Garrouste, raconteuse de pays et bénévole à PHP, a présenté l’historique de l’édifice. L’église, qui se trouve sur une terrasse du versant nord d’un coteau qui domine le cours du Boudouyssou, aurait été construite dans le 4e quart du XIe siècle. Elle a été édifiée à proximité d’une nécropole d’époque mérovingienne et la dédicace de l’église à Saint-Saturnin (alias Sernin, évêque de Toulouse vers 250) suppose une fondation de la paroisse dès le haut Moyen Âge, confortant ainsi l’hypothèse d’une construction romane précoce. L’édifice a été remanié au cours des siècles. Le programme musical était confié à Paul Tonicello, guitare classique, Rachel Nautré, flûte traversière, et Livie Aharon, chanteuse lyrique. En jouant en solo, duo, trio, des pièces de Bach, Scarlatti, Dowland, Schubert, le programme interprété par ces artistes a rendu ce voyage collectif très émouvant.
Les événements musicaux en 2024
Les réalisations en 2024
Un concert itinérant à la découverte d'églises en Pays de Serres
Le 28 juillet en fin de journée, l'ensemble vocal Unda Maris a proposé un récital de chants traditionnels profanes et sacrés Séfarades, Turques, Grecs, Arméniens du Moyen Age à nos jours, dans les églises de Saint-Martin d'Auradou (17h) et de Notre-Dame de Hautefage (19h).
Ce concert a rassemblé jusqu'à 57 personnes à Hautefage
Une sortie scolaire à Penne d'Agenais
Le 11 juin en matinée, une classe de 16 élèves de CM1/CM2 de l'école primaire de Trémons a visité le village médiéval de Penne d'Agenais sous la conduite de Maria Garrouste, raconteuse de pays.
Cette sortie intervient dans le cadre du programme éducatif "Situation politique et société au Moyen-Age dispensé aux élèves. Vous pouvoir en voir des images sur notre page Facebook
Le séjour en territoire roman 2024
Ce séjour animé par Maria Garrouste et Mireille Colas s'est déroulé du 24 au 27 juin et a emmené les participants au départ d'Agen vers la Dordogne, l'Aveyron, le Tarn-et-Garonne et le Lot-et-Garonne pour visiter les hauts lieux de l'art roman.
Voir le programme en visualisant le diaporama ci dessous
Le programme 2023
Quelques manifestations marquantes dans l'année
pour avoir une idée des manifestations organisées dans la période 2017/2023, cliquez sur l'onglet manifestations passées ;
22 septembre 2023 : présentation des "Noces de Cana" par François Peltier
vernissage de l'exposition de ses oeuvres dans l'église de Sainte-Quitterie
8 juin 2023 : conférence de Chantal Fraïsse à Tournon d'Agenais sur "l'enluminure à Moissac"
A Sainte-Quitterie en août >>>>>>>>
Pour les JEP du17 septembre 2023 : présentation des peintures murales
de l'église Sainte-Quitterie par Maria Garrouste
Pour les JEP du 17 septembre 2023 : moment de flamenco
proposé par Cristobal Perez dans l'église de Sainte-Quitterie